Pâques 2020, ah non.... Février 2021? Non plus... Pâques 2022,oui cette fois c'est la bonne pour ces vacances en famille en Guadeloupe. Départ le vendredi pour Andrée, Jean-Michel, Xavier et moi. Nicolas, Séverine et Diane nous rejoindrons le lendemain, école oblige. Deux semaines sont prévues. Une première en Basse-Terre puis la seconde à Grande-Terre.
Le retrait des voitures nous a pris pas mal de temps, et la nuit arrive vite. Sans compter que les 6 heures de décalage horaire commencent à se faire sentir. Il est temps de nous mettre en quête d'un restaurant pour fêter les 54 ans de mariage d'Andrée et Jean-Michel. Le restaurant prévu est fermé, une coupure de courant dans la rue a contraint tous les restaurants à fermer. Un vendeur de crêpes bretonnes et de tacos nous convainc par sa sympathie de nous rabattre sur son restaurant. Ma foi, c'était effectivement très sympa et les ti punch excellents ! 😁 La journée aura été longue puisqu'à l'heure française on rentre à 4h du matin !
La rando devait être facile, ou medium selon les guides. Facile ! Facile ? Par temps très sec peut-être. Mais là il pleut sérieusement tous les jours. Et le chemin devient vite une pataugeoire où les racines nombreuses servent de bassines réceptacle à des piscines de boue de glaise. On abandonne vite l'idée de sauvegarder nos chaussures. La boue recouvre les chaussures puis les chevilles, les mollets et les jambes.
La suite du chemin est moins humide mais la difficulté augmente avec une augmentation du dénivelé. Et nous sommes amenés à traverser 5 fois la rivière. Nous finissons par arriver aux chutes. Nous en apercevons une première sur la droite. Puis la chute principale nous fait face. La descente jusqu'au bassin est interdite par decret municipal mais, tout comme les deux allemands que nous avons croisés dans la montée, nous décidons de passer outre. L'effort de la montée doublé de la chaleur humide rend d'autant plus fort le désir de se plonger dans l'eau fraîche du bassin de la cascade. C'est ce que nous faisons. Que ça fait du bien, on est bien. Nous ne nous attardons pas trop non plus car les parents nous attendent en bas, et en plus on a réalisé qu'on a gardé toute l'eau avec nous !
Dans la descente, je laisse tomber mes chaussures lors d'une traversée de rivière... Elles seront moins sales ! Un peu plus loin, nous croisons une famille qui a pris la résolution d'effectuer les traversées de rivière chaussés. Vu le bain que je viens de faire prendre à mes chaussures, j'opte pour cette option qui s'avère ma fois très commode. Les pieds font ensuite un peu floc floc, mais honnêtement, vu notre état général, on n'est pas à ça près. Et comme en plus j'ai gardé mon maillot de bain, ça me permet de transformer la dernière traversée en baignade rafraîchissante le temps que Xavier enlève ses chaussures et négocie la traversée. Que c'est bon.
Nous rejoignons l'emplacement où nous avons laissé les parents, ils n'y sont plus, ils ont pris de l'avance. Il nous reste alors encore 1/4 de la descente que nous réalisons à bon pas en 20 minutes (1h20 de descente au total). Revenu sur la route, nous partons pour réaliser les 3.5 km jusqu à la voiture en jogging. A la première montée, Xavier ne suis pas ;) Enfin nous retrouvons les parents assoiffés à la voiture.
Nous avons juste le temps de nous rendre à Petit Bourg prendre un verre sur le bord de mer avant de nous rendre à l'aéroport. Nous retrouvons Nicolas, Séverine et Diane à l'aéroport, gérons quelques soucis logistiques avec l'agence de location de voiture et nous arrivons au gîte avant la nuit pour pouvoir profiter de la piscine.
Le soir, nous retournons sur le bord de mer pour dîner. Cette fois le restaurant de la tentative de la veille est ouvert. Leur spécialité est le burger plantin: burger où le pain a été remplacé par de la banane plantin grillé. Xavier et moi prenons un burger plantin poisson. Très original et très bon.
Nous reprenons la route en direction du parc zoologique et botanique des mamelles. Xavier repère une petite rando de 45 minutes aller pour atteindre un point de vue du haut d'une des mamelles au col du même nom. Un panneau nous indique que ce ne sera que 30 minutes... Bon en vrai, ce ne sera pas si facile entre 25 minutes et 1h suivant les marcheurs ! 😁 Le chemin est aménagé mais la pluie a raviné et transformé les marches en petite bassines de boues.
Nous passons l'après-midi à la plage de Malendure après y avoir mangé. L'eau est claire et permet de voir quelques bancs de poissons mais surtout des étoiles de mer jaune vif et des tortues nageant autour de nous. Une en particulier, assez grosse, broute les algues juste en dessous de nous là où nous avons presque pied.
En fin d'après-midi, nous faisons un petit détour par la cascade le Saut d'Acomat. L'accès ne dure que 50m, mais des touristes sur le départ nous recommandent fortement de remettre les chaussures de randonnée. Effectivement la descente est raide au travers des racines. Seuls Xavier et moi allons jusqu'au bout. La fin du chemin se fait dans la rivière. Et replouf dans un bassin pour quelques massages du dos sous la chute.
Nous montons ensuite vers Saint-Claude pour nous rendre aux bains jaunes, où des sources chaudes alimentent un bassin. Nous faisons une petite randonnée facile, chemin aménagé, pour monter à la Savane à Mulets au pied de la Soufrière. C'est vraiment la balade faite pour les familles mais la végétation abondante est magnifique.
Arrivée en haut, Xavier et moi décidons de pousser jusqu'au Piton tarade juste au dessus. Cette fois, si le chemin fut aménagé, cela fait déjà quelques temps qu'il est laissé à l'abandon. Aie, ouille, nous arrivons au sommet les jambes écorchées ! Incroyable comme la végétation a vite fait de reprendre sa place. Les nuages arrivent, nous avons juste le temps d'avoir d'un côté le panorama sur la côte et la mer et de l'autre d'avoir une vue sur la Soufrière qui pendant un instant a sorti son nez du nuage !
Nous redescendons ensuite sur Basse-Terre où nous trouvons un sympathique restaurant avec terrasse donnant sur la mer. La patronne, gentille comme tout, réorganise ses tables pour nous faire une place et nous fait goûter son jus de tamarin maison après qu'on lui ait fait un retour plutôt négatif sur ce jus suite à une mésaventure vécu au Bangladesh. Ma fois, son jus de tamarin est très bon, rien à voir avec notre souvenir. Nous opterons tout de même pour un vieux rhum.
Nous allons terminer l'après midi à la plage de Petite Anse un peu au sud de Bouillante. Un bon bain de mer apres la chaleur du début d'après midi, cela fait du bien. De plus l'eau est claire et regorge de jolis poissons colorés autour des rochers et nous pouvons les observer juste en dessous de nous. L'occasion d'apprendre ce qu'est le snorkeling : randonnée subaquatique, activité de loisir aquatique d'observation des fonds et des espèces vivantes sous-marines.
Sur la route du retour, quelques frayeurs... Un peu de gazole dans le moteur d'essence, un détail puisqu'il paraît qu'en dessous de 10 litres ça passe. Puis un chauffeur qui avait dû abuser du rhum et que nous avons dû suivre pendant quelques kilomètres avec le sentiment régulier qu'il allait se prendre la voiture d'en face.
Le chemin vers la troisième chute du Carbet est très bouillasseux, on a l'habitude maintenant. On arrive à la chute en un petite heure. Sur la fin, la difficulté s'accroît avec un passage par une corde, seuls Diane, Xavier et moi poussons la marche jusqu'au bout, au bord du bassin de la chute.
Nous passons l'après-midi au bassin bleu, accessible en une demi-heure de marche. C'est un grand bassin profond aménagé sous deux grosses chute d'eau que nous utilisons en jet massant. Xavier et moi prolongeons un peu le chemin qui longe d'autres bassins et une petite cascade. L'eau est turquoise.
Il n'est pas possible de se rendre vers les plages de l'est de l'île car l'algue sargasse a envahi les plages. Nous nous rabattons sur la plage de l'anse Mire où nous passons la fin de la matinée. Par endroits, le fond de l'eau regorge de coquillages où viennent se nourrir une multitude de poissons multicolores. Il faut nager en permanence car il y a aussi de nombreux oursins blancs qui tapissent le fond au milieu des algues.
Le guide nous fait découvrir la flore et l'équilibre entre les écosystèmes. La mangrove est un écosystème marécageux présent dans les zones côtières tropicales. Il est principalement composé de végétaux ligneux capables de s’adapter à un milieu très salin, à un sol faiblement oxygéné et aux changements dûs à la houle. Cette adaptation est possible grâce à des racines imperméables qui filtrent jusqu’à 97% du sel et qui, en développant un système complexe de racines échasses peuvent récupérer l’oxygène au dessus du sol.
La visite de la bananeraie de la plantation grand café nous fait découvrir le cycle de production des bananes. La bananeraie produit en continu, avec une moyenne d'une récolte par semaine. Il se sont mis à une culture plus développement durable en privilégiant la biodiversité. La visite nous fait parcourir les plantations en tracteur.
Sur le retour, nous faisons une halte à la distillerie Longueteau pour déguster leurs rhums vieux mmmmm, pas mal. Petite explication, le rhum blanc à 55 degré est pour les rhums arrangés, le rhum blanc à 50 degré pour les Tipunch, celui à 40 pour les planteurs. Le rhum en vieillissant un peu devient le rhum ambré qui peut également être utilisé en Tipunch ou pour la cuisine. Ensuite, le rhum devient le rhum vieux plus ou moins âgé, il s'enrichit en saveurs en vieillissant et se déguste nature comme un cognac ou armagnac.
On débute par le marché de Saint Anne. Il n'est pas complet. A cause des pluies il paraît ? On tombe sur un jeune couple qui déjà nous fait goûter leur punch maison qu'ils vendent dans des bouteilles sans étiquette et dont le contenu est écrit à la main avec des feutres peinture multicolores.
Nous reprenons ensuite la route pour partir en direction de Pointe à Pitre en passant via le Gosier et les Abîmes. On a commencé à voir des routes barrées, à faire demi tour. Puis des voitures dans les fossés, sous les ponts... La route était inondée. On apprend que de très violents orages ont eu lieu cette nuit ici. On finit par rejoindre la côte et revenir en arrière pour sortir de la zone sinistrée. On a un peu galéré, roulé dans la flotte jusqu'au bas de caisse. Celui de la Twingo de Jean Michel a un peu souffert. Vers Pointe à Pitre c'était complètement bloqué, les gens se demandaient de voiture à voiture des infos sur les routes pratiquables ou pas. On apprendra ensuite que l'orage et les inondations soudaine ont fait un mort, surpris puis bloqué dans sa voiture inondée.
Après manger nous partons visiter la rhumerie GWADININA, entreprise familiale où le père du patron nous fait découvrir la fabrication réellement artisanale. Il a de quoi être fier vues les médailles que l'entreprise familiale arrive à décrocher aux concours internationaux. La visite est très intéressante et respire l'authenticité.
Le but de la randonnée est la Pointe du Souffleur, plate-forme en contrebas des falaises et sur laquelle on peut descendre et qui est entourée de plusieurs souffleurs. Un souffleur est un trou dans la roche au-dessus d'une grotte maritime et par lequel ressort le surplus de pression provoqué par chaque vague venant claquer dans la grotte en dessous. C'est assez spectaculaire. J'utilise le dernier souffleur en guise de brumisateur d'eau de mer.
Nous continuons par un excursion dans la mangrove. On retrouve le paysage marécageux avec palétuvier dans lequel on a fait du kayak de l'autre côté du lagon du Grand Cul-de-sac marin, entre les deux ailes du papillon. Nous devons faire demi tour pour rejoindre le sentier qui longe la mer car les pluies des derniers jours ont rendu non praticable le sentier, inondé.
De retour sur le sentier côtier, nous découvrons un peu plus loin des pêcheurs de crabe. Positionné à l'estuaire d'une rivière en provenance de la mangrove, les pêcheurs profitent de la marée descendante et du fort courant de la rivière qui vide l'eau de la mangrove dans la mer pour récolter les crabes. Nous restons quelques instants à partager ce moment avec eux, à l'aller et au retour.
Nous terminons la journée en profitant de la plage de la Caravelle. Petite frayeur en arrivant car l'abord de la plage est entièrement envahi par les sargasses. L'odeur est très désagréable. Mais plus loin nous arrivons sur la plage qui elle est propre, de sable, avec des cocotiers et autres arbres pour l'ombre. La mer regorge de jolis poissons
Déjà mercredi ! Aujourd'hui, nous décidons de retenter notre chance d'aller à Pointe à Pitre. La route est cette fois dégagée par rapport aux inondations meurtrières de samedi. On passe par les hauteurs du Gosier sur une crête ou les maisons de chaque côté sont sur pilotis au dessus de profondes ravines. Quand la route rejoint le fond de la vallée, elle garde quelques traces des inondations, mais quasi tout a été dégagé.
A Gosier nous nous rendons à la plage de la Datcha. Depuis la plage, nous nageons Nicolas, Xavier et moi jusqu'à l'îlet du Gosier. Cela fait 1km aller/retour. Mais nager en mer n'est pas aussi simple que faire 1km en piscine. Sur l'îlet, nous observons quelques poissons. Nous resterons sur la plage de la Datcha toute l'après midi.